Un terrain peut sembler parfait à la visite et cacher un sol argileux, une ancienne carrière ou une zone inondable. Avant de signer un compromis, prenez cinq minutes pour consulter géorisques carte interactive
Une vérification gratuite et officielle
Géorisques est le site de l’État sur les risques naturels et technologiques. Vous saisissez l’adresse ou la référence cadastrale du terrain, puis vous activez les couches de risque une par une : argiles, inondation, cavités, séisme, pollution. Aucune inscription n’est demandée.
Commencez par la couche « retrait-gonflement des argiles ». C’est le risque qui concerne le plus de terrains à bâtir en France, et il a des conséquences directes sur la vente.
Ce que dit la loi en zone argileuse
Si le terrain est classé en exposition moyenne ou forte aux argiles, la loi ELAN impose au vendeur de fournir une étude géotechnique préalable. Demandez-la avant le compromis. Si elle manque, faites-le préciser par le notaire.
Cette étude, appelée étude de sol G1, décrit le contexte géologique et les risques du site. Elle reste valable 30 ans si le terrain n’a pas été remanié.
Les autres points à regarder
- Inondation : le terrain est-il dans un plan de prévention (PPRI) ? Le règlement peut imposer une hauteur de plancher ou interdire certains usages.
- Cavités : une marnière ou une carrière recensée à proximité justifie des sondages.
- Pollution : un ancien site industriel voisin peut compliquer un projet de jardin ou de potager.
La carte ne bloque pas un achat. Elle vous dit quelles questions poser et quelles études demander. Un terrain en zone à risque reste constructible dans la plupart des cas, à condition d’adapter les fondations. Mieux vaut le savoir avant de signer qu’après le premier coup de pelle.